« Combler le fossé numérique et garantir la transformation numérique : défis et opportunités », ce thème a été développé par Augustin Kibassa Maliba, Ministre de l’Économie Numérique au Workshop national de haut niveau sur les politiques de renforcement des capacités productives en République Démocratique du Congo. À l’initiative du ministère de Commerce Extérieur, Kibassa Maliba a profité du cadre pour démontrer le rôle indispensable du numérique dans les politiques de renforcement des capacités productives en RDC.
Dans son intervention, Augustin Kibassa a expliqué que le numérique est aujourd’hui au centre de tout. Il est à considérer, selon lui, comme un levier de modernisation des administrations, un accélérateur de transformation productive et, de plus en plus, une question de souveraineté.

« Cette réflexion s’inscrit pleinement dans la vision portée par Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la
République, qui a fait de la modernisation de l’action publique, de la transformation structurelle de l’économie et de l’affirmation de la souveraineté nationale des axes majeurs de l’action
publique. Elle s’inscrit également dans la dynamique gouvernementale conduite par Judith Suminwa, Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, dont l’action vise à accélérer la mise en œuvre des réformes, à renforcer la coordination des politiques publiques et à soutenir les leviers de croissance, d’inclusion et de compétitivité de notre pays », a-t-il fait savoir dans son discours.
Le Numérique, outil incontournable de transformation numérique
Devant un parterre d’invités dont ses collègues ministres mercredi 18 mars au Fleuve Congo Hôtel de Kinshasa, Kibassa Maliba a déclaré que la transformation numérique de la RDC doit être pensée en cohérence avec les grandes orientations nationales. Cela passe d’après le ministre, par la mise en œuvre du Plan National Stratégique de Développement 2024-2028, la Vision RDC 2030, le Plan National du Numérique ainsi que le Code du numérique.

« Ces instruments traduisent une même conviction : la RDC ne pourra réussir sa transformation économique, moderniser son action publique et
préparer son insertion dans l’économie de la connaissance sans faire du numérique un pilier structurant de sa trajectoire de développement », a-t-il soutenu.
C’est même de cette façon que le pays de Félix Tshisekedi saura combler « le fossé numérique qui est aujourd’hui une réalité palpable ».
« Ce fossé se manifeste à plusieurs niveaux. Il se
traduit par des inégalités d’accès aux infrastructures, par une couverture territoriale insuffisante, par un coût de l’accès encore élevé, par une appropriation inégale des outils numériques, par un déficit de compétences, mais aussi par la fragmentation persistante des données
publiques et des services administratifs. Ce constat est important, car il nous oblige à dépasser une lecture superficielle de la fracture numérique. Le fossé numérique n’est pas
uniquement une question d’accès à Internet ou d’équipement technologique. Il est aussi, et peut-être surtout, un fossé de productivité », motive Kibassa Maliba.
Cela étant, poursuit-il, « la transformation numérique ne doit pas être conçue
uniquement comme une politique sectorielle ; elle doit être pensée comme un instrument d’intégration territoriale, de cohésion nationale et
de développement équilibré des province ».

« (…) Car le numérique représente également une opportunité majeure pour la RDC. Il peut devenir un levier de transformation productive, à condition d’être assumé comme
tel. Le numérique peut d’abord contribuer à moderniser l’État », a-t-il conclu.
Augustin Kibassa Maliba a enfin exprimé sa disponibilité à travailler avec le Ministère du
Commerce Extérieur, des autres ministères sectoriels, des provinces, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers, du monde
académique et de l’ensemble des acteurs de l’innovation, pour faire du numérique un levier effectif de transformation productive pour la
RDC.
Cellule de Presse


